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Mardi 10 novembre 2009

http://www.tetu.com/actualites/france/adoption-par-un-couple-de-lesbiennes-des-reactions-enthousiastes--15863

Par Ursula Del Aguila Chef de rubrique Têtue.com


Caroline Mécary, avocate d'Emmanuelle B., affirme que l'«on est du bon côté du droit». Les associations se réjouissent. Le Conseil général du Jura en appelle à un débat national, après la décision du tribunal de Besançon. Le gouvernement est plus circonspect...

Le tribunal administratif de Besançon a ordonné mardi au Conseil général du Jura de délivrer «dans un délai de 15 jours» un agrément d'adoption à Emmanuelle B., une enseignante homosexuelle qui se bat depuis 10 ans pour pouvoir adopter un enfant (lire l'info complète). Réactions à chaud.

Caroline Mecary, avocate: «J'ai été suivie sur tout ce que j'avais demandé»

«C'est une très bonne nouvelle, c'est une décision, qui pour la situation d'Emmanuelle B. est une belle décision, et c'est une victoire du début à la fin quant au caractère illicite du refus d'agrément», a réagi, pour TÊTU, Caroline Mécary (ci-contre), avocate d'Emmanuelle B. «Je trouve que cette décision du Tribunal d'instance rappelle très clairement que la loi française ne permet pas qu'on refuse un agrément pour cause d'homosexualité. La question est donc maintenant réglée. J'aimerais que l'on close le débat. Le tribunal a en effet suivi tout ce que j'avais demandé, on est du bon côté du droit».



Les associations: «Un pas très important vient d'être franchi
»

Les associations de lutte contre l'homophobie se réjouissent et demandent que le gouvernement ou le Parlement valident par la loi le droit d'adopter pour les couples homosexuels. SOS homophobie se réjouit dans un communiqué «de cette victoire contre l'homophobie et espère qu'il s'agit bien là pour Emmanuelle du dernier obstacle sur la voie de l'adoption. La décision de la Cour européenne (qui a condamné la France en janvier 2008 sur ce sujet) s'impose à tous les départements français, qui ne peuvent prétexter de l'homosexualité d'une célibataire pour refuser un agrément d'adoption», écrit encore SOS homophobie qui rappelle «qu'une politique cohérente de lutte contre l'homophobie passe par l'égalité des droits entre homosexuel-le-s et hétérosexuel-le-s, en particulier en matière de couple et de parentalité».


Le porte-parole de l'Inter-LGBT, Philippe Castel, a dit: «il était temps, une autre décision aurait couvert le conseil général de ridicule. A un moment, il faut arrêter l'hypocrisie, même si ce sont des célibataires qui produisent la demande d'agrément, la réalité est que ces célibataires vivent souvent en couple, et parfois en couple homosexuel», a-t-il déclaré. «Si un couple homosexuel offre des garanties pour l'accueil d'un enfant, je crois qu'il est temps pour le gouvernement ou les parlementaires d'autoriser par la loi le couple homosexuel adoptant», a-t-il ajouté.


Le Centre LGBT de Paris Ile-de-France salue pour sa part «une décision tant attendue» mais regrette «qu'une décision de justice ait été une fois de plus nécessaire, la discrimination à l’adoption pour raison d’orientation sexuelle devrait, une fois pour toutes, être illégale.» (Sur ce sujet, lisez le TÊTUblog de Christine Le Doaré, présidente du Centre LGBT: «
Enfin, elles pourront adopter!»)


H
omosexualités et Socialisme «se réjouit, et rappelle que les citoyens interrogés cette année dans le cadre des états généraux de la bioéthique se sont exprimés, à l'unanimité, en faveur de l'ouverture de l'adoption aux couples de même sexe. En Belgique, au Danemark, en Espagne, en Norvège, aux Pays-Bas, en Suède et au Royaume-Uni, les couples de même sexe peuvent adopter des enfants».

La confédération nationale des associations Familiales Catholiques (CNAFC) demande, quant à elle, au législateur de prononcer sans équivoque le droit de l'enfant à avoir un père et une mère et de rappeler formellement que ce droit est premier, il prévaut sur tout «droit à l'enfant».

GayLib (mouvement proche de l'UMP) «regrette qu'il ait été nécessaire d'en arriver à une décision de justice pour faire reconnaître la capacité des homosexuels à adopter. Puisque cette capacité est reconnue, nous demandons à ce que l'agrément en vue d'une adoption puisse être accordé également aux partenaires d'un Pacs. Dans le cadre de l'intérêt de l'enfant, ce qui est valable pour un seul futur parent doit devenir possible pour un couple. Dès lors, de même, rien ne s'oppose à l'adoption par le second parent (parent social homosexuel) pour les enfants, ne disposant aujourd'hui que d'une seule filiation.»

Le Collectif Contre l'Homophobie «se réjouit de la décision de justice rendue ce jour par le Tribunal Administratif de Besançon. Elle sonne comme un nouveau camouflet pour Jean Raquin, le président du Conseil Général du Jura. Forts de ces décisions judiciaires et de la jurisprudence désormais établie, nous veillerons à la stricte application du Droit par tous les départements français, en effet ceux-ci ne peuvent pas prétexter de l'homosexualité d'un-e célibataire pour refuser un agrément d'adoption lorsque les conditions requises sont remplies».


Le Conseil général en appelle au débat national

Le Conseil général du Jura, qui a annoncé qu'il «respecte l'Etat de droit» et se plierait donc à la décision du tribunal, a publié ce comminqué: «Face à l'emballement médiatique, (le président du Conseil général) constate que sa position sur un dossier individuel de demande d'agrément était inaudible. Il estime que les questions posées à travers cette affaire relèvent en réalité du débat politique national» et «invite le Législateur à s'en saisir.» Une façon de reconnaître en creux que ses motivations à refuser l'adoption était liée, non pas au cas personnel d'Emmanuelle, mais au débat politique sur l'homoparentalité.


Les politiques

Le député-maire vert Noël Mamère, qui avait en 2004 symboliquement célébré un mariage entre deux hommes dans sa mairie de Bègles (Gironde) a salué une «grande victoire» de justice. «C'est le rêve que le droit est en train de rejoindre la société. Le combat mené par des avocats et un certain nombre d'entre nous est maintenant une réalité reconnue par le droit» s'est félicité Noël Mamère dans un
entretien publié sur site de Public Sénat. «Nous espérons surtout que ce symbole deviendra réalité pour les couples homosexuels qui demandent la reconnaissance de leur droit de parent», estime-t-il. Le député-maire estime aussi qu'«il serait temps que les politiques sortent de leur frilosité et de ces représentations stupides de la famille.»


Le PCF s'est félicité de la décision du tribunal administratif de Besançon y voyant une «première victoire pour l'égalité des droits des personnes LGBT». Le PCF «espère que cette décision fera jurisprudence en France et dans tous les pays de l'Union européenne», écrit-il dans un communiqué. «L'adoption par des célibataires est autorisée en France, et il n'est fait nulle part mention de l'orientation sexuelle de l'adoptant dans les textes réglementaires. Le rejet par l'administration française des demandes répétées de cette femme, institutrice, n'était donc motivé que par des préjugés homophobes», selon lui.


Seule ombre au tableau, la secrétaire d'Etat chargée de la Famille, Nadine Morano, a déclaré qu'elle ne voulait pas changer la loi interdisant l'adoption aux couples homosexuels, tout en souhaitant un «débat» pour «sortir de l'hypocrisie». «Il n'y a pas de projet pour réformer l'adoption en faveur des couples homosexuels. C'est un engagement du président de la République», a déclaré à l'Assemblée nationale Mme Morano à la presse qui l'interrogeait sur la décision du tribunal administratif de Besançon.


Suivie par le ministre de l'Education Luc Chatel qui a répété que le gouvernement n'était «pas favorable» à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels. «Le gouvernement a eu l'occasion de dire à plusieurs reprises -le président de la République lui-même s'est exprimé sur le sujet- que nous n'étions pas favorables à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels», a déclaré M. Chatel en rendant compte du Conseil des ministres. Avant d'ajouter: «une décision de justice a été rendue, eh bien nous devons en prendre acte et je crois qu'elle doit alimenter notre réflexion sur ce sujet, réflexion qui d'ailleurs est permanente.»


Photo:Fabien Breuil.

 

Par Valie et Isaak
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Mardi 10 novembre 2009

http://www.tetu.com/actualites/france/voici-le-texte-de-lappel-de-montpellier-pour-dire-oui-au-mariage-homo-15869

Par Stéphane Corbin mardi 10 novembre 2009, à 19h43 |

Découvrez le contenu du texte qu'Hélène Mandroux, maire PS de Montpellier, présentera samedi pour fêter les 10 ans du pacs en appelant à l'accès au mariage pour tous.

 



Cet appel, proposé à 200 maires de France, quasiment tous de gauche, sera présenté, ainsi que ses signataires, lors d'une cérémonie dans le cadre du festival Bleu, Blanc, Rose, organisé par le Collectif contre l'homophobie (CCH) (lire

Une page spéciale du site de Montpellier a été créée pour suivre l'actualité de cet appel.

L'Appel de Montpellier
A l'initiative d'Hélène Mandroux

Appel des maires en faveur de l'ouverture du mariage aux couples homosexuels
Dix ans après la promulgation de la loi créant le PACS (Pacte Civil de Solidarité), nous saluons le succès de cette réforme majeure réalisée par la gauche.

Créé pour offrir un statut à des couples qui ne peuvent ou ne veulent se marier, le PACS est de plus en plus prisé par les Français. En 2008, près de 145 000 couples ont souscrit ce "contrat conclu par deux personnes physiques majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser leur vie commune". Un chiffre en hausse constante depuis 1999.

Ce constat témoigne de l'acceptation de ce contrat, alors que ses détracteurs le présentaient comme une menace pour le mariage, la famille et la société.

Le vote de cette loi a été obtenu par des associations (de lutte contre le sida et de défense des personnes homosexuelles) constatant le vide juridique et légal auquel étaient confrontés les conjoints survivants des victimes du sida. Le PACS a conduit à une plus grande visibilité et une meilleure acceptation de la diversité des couples.

Au fil des ans, les améliorations successives apportées à cette loi ont fait que le PACS est entré dans les mœurs, se rapprochant progressivement du mariage même s'il reste largement désavantageux en cas de décès d'un des partenaires, particulièrement aléatoire pour les couples binationaux.

En une décennie, les mentalités ont évolué. La loi doit évoluer elle aussi. Nous estimons que le moment est venu de franchir une nouvelle étape en ouvrant le mariage aux couples de même sexe.

En effet, les discours en matière de lutte contre l'homophobie ne seront crédibles que lorsque les pouvoirs publics auront mis un terme à une insupportable discrimination institutionnelle : celle consistant à réserver l'accès au mariage aux couples hétérosexuels.

En 1999, avec le PACS, la France montrait le chemin de l'égalité des droits. Aujourd'hui, de nombreuses mairies de gauche reconnaissent les couples de même sexe. Une trentaine célèbre les couples pacsés par une cérémonie civile à l'Hôtel de Ville.

Mais, en réservant le mariage aux couples hétérosexuels, la France est en retard par rapport à d'autres pays.

L'appel que nous lançons est motivé par deux principes essentiels : l'égalité et l'universalité.
En effet, nous considérons que l'égalité, principe fondateur de notre République, est compromise à chaque fois qu'une discrimination identifiée est maintenue en l'état.
De la même façon, nous estimons que l'universalité, autre valeur fondatrice de notre République, est remise en cause lorsque notre pays refuse injustement la même protection et les mêmes droits à certains couples, en raison de leur orientation sexuelle.

En œuvrant pour l'égalité des droits, en promouvant leur universalité, c'est le pacte républicain, la cohésion sociale et le vivre ensemble que nous renforçons.

notre article).

«Venez dire oui»

Samedi 14 novembre, le public est invité à venir dire «oui» au droit pour tous les couples, homos ou hétérosexuels, à s'unir par les liens du mariage. Rendez-vous à 18h, devant la préfecture de l'Hérault. Hélène Mandroux, entourée de son équipe municipale et d'invités signataires, dont Patrick Bloche maire du XIe arrondissement de Paris et rapporteur de la loi créant le pacs, prendra la parole pour symboliquement lancer cet Appel de Montpellier. Son initiative, pour «l'éveil des consciences, dans l'optique de la bataille de 2012»  a pour but de relancer le débat sur l'ouverture du mariage des couples de même sexe, en panne depuis 2007. Parmi les premiers signataires dévoilés, Bertrand Delanoë et Pierre Cohen, maires de Paris et de Toulouse.

Tout cet aréopage se rendra ensuite à 19h, à la Maison des relations internationales de la Ville de Montpellier, pour assister à la cérémonie d'anniversaire du pacs organisée par le CCH.
Par Valie et Isaak
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Mardi 10 novembre 2009



http://arthurmontignac.blogspot.com/2009/11/bisexuel-mon-cul.html

Au hasard du surf sur internet, je découvre ce blog, "Les 400 culs" , ma foi, plutôt intéressant, et très orienté. Pour amener de l'eau au moulin du fameux débat sur la bisexualité, j'ai trouvé cet article plus qu'intéressant. Allez-y voir...

Quelques extraits:

Ca commence comme ça :

En 1948, Alfred Kinsey, avance que nous sommes pratiquement tous bisexuels: “Le monde ne se résume pas à des oppositions binaires, explique-t-il. Tout n’est pas noir ou blanc." Dans un essai coup de gueule, Karl Mengel en profite pour renvoyer dos à dos les hétéros-racistes et les homos-sexistes.


Hétéro, homo… Pourquoi vouloir à tout prix se définir? Alors que pour l'essentiel d'entre nous, la vérité se trouve ailleurs, dans une zone indéfinie, trouble et troublante, qui englobe des désirs polymorphes et des motivations obscures. Selon Alfred Kinsey, père de la sexologie,
"la nature ne produit que très rarement des catégories parfaitement étanches. Il n’y a que l’esprit humain pour inventer des groupes, étiqueter le réel et forcer les faits à entrer dans de petites cases distinctes. Le monde du vivant est un continuum, dans tous ses aspects, un large éventail constitué d’un seul tenant. Plus tôt nous assimilerons cette idée en ce qui concerne la sexualité humaine, plus tôt nous parviendrons à une solide compréhension des réalités du sexe.”


Ca continue comme ça :


Sur le plan strictement physique, nous sommes tous ambivalents. C’est-à-dire capables de jouir –en fermant les yeux, en nous laissant aller au vertige– sans trop savoir qui est celui, ou celle, qui nous absorbe ou qui nous pénètre. Sur le plan érotique, bien sûr, chaque être ayant ses préférences, nous avons besoin de choisir nos partenaires. Il y en a qui préfèrent les hommes, d’autres les femmes, ou les trans ou les garçons manqués, c’est certain. Mais faut-il pour autant en déduire que les mots "hétéro" ou "homo" sont pertinents? Le mot "bisexuel" est-il lui-même pertinent? Dans
Pour et contre la bisexualité, Karl Mengel dénonce l’usage de ce terme -“bi”- qui renvoie de façon réductrice à la norme binaire:
“lorsque le sexe est entré dans le discours, les néologistes se sont mis en tête de jeter un pont (bi) entre deux chimères, dont l’une (hétéro) avait au préalable été créée comme un pendant artificiel à l’autre (homo), elle-même illusion langagière visant à cloisonner le champ sexuel au nom de la morale du moment.”

Et ça se termine comme ça:

Des deux côtés du poste-frontière établi entre les normes obligatoires, il y a donc des gens qui se méfient des autres (stigmatisés “bisexuels”) et qui les traitent de “traitres”, d’imposteurs ou de menteurs. Il semble en effet louche que l’on puisse trouver du charme aussi bien aux hommes qu’aux femmes de nos jours, tellement les idéologues ont bien fait leur travail: les hommes viennent de Mars, les femmes de Venus, alors faites votre choix. Et pas question d’être dans l’entre-deux. Ce qui fait dire à Karl Mengel: “C’est un fait peu connu, mais Eros s’appelle aussi Metis dans la théologie orphique. La métaphore dit joliment l’évidence qui voit la sexualité réunir les opposés, cela à l’intérieur de soi. On a donc forcément un peu de l’autre dans le corps, qu’importe son genre, et le désir s’en trouve complexe, insaisissable mais infini.” La libido contient tous les possibles.


Pour et contre la bisexualité
, Karl Mengel, collection L'attrape-corps, éd. La Musardine.

Osez la bisexualité, de Pierre des Esseintes, éd. La Musardine.

Par Valie et Isaak
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Mardi 10 novembre 2009

http://www.psychologies.com/Couple/Sexualite/Homosexualite/Temoignages/Suis-je-bisexuelle

Ce n'est pas du jour au lendemain que le déclic s'est fait dans ma tête, mais petit à petit. Quand une jeune fille a son regard qui ne se pose quasiment que sur les filles, c'est qu'il y a quelque chose. Je me suis rendu compte en effet que j'étais attirée par les filles. Dire que j'étais lesbienne était en peu trop, car je n'avais jamais eu de relation amoureuse avec une fille. J'ai eu du mal à l'accepter, car je me demandais toujours si c'était juste une passe dans ma jeunesse, ou bien si c'était bien plus...

J'ai fini par me résoudre, mais sans jamais oser franchir le cap en sortant avec une fille. Je ne me sens pas encore prête, je crois. Puis finalement, il y a des jours où je me dis que je suis peut-être bisexuelle, car je me sens attirée aussi par les hommes. Beaucoup moins, mais attirée quand même. Ça fait mal de ne pas savoir exactement ce que l'on est, ce qui pourrait vraiment nous combler.

Parfois je m'imagine plus tard, et je me demande si la personne que j'aimerai sera une femme ou un homme.

C'est très frustrant comme situation. Il y a cette "frayeur" de passer le cap avec une fille. Je ne sais pas vraiment comment ça se passera, si ça finira par arriver, et surtout si ça se passera bien. Seules deux personnes sont au courant de ce lourd secret que je garde au fond de moi. J'en ai assez car j'aimerais le dire haut et fort.

 Mais j'ai peur de la réaction de mon entourage, de ce qu'ils en penseront. Surtout une personne. Celle que j'aime. Qui est hétérosexuelle.

Et c'est dur. Très dur. C'est un amour impossible. Mais le fait qu'elle ne le sache pas est encore plus dur. Parce qu'elle ne s'en doute sûrement pas un instant de mes sentiments pour elle. J'espère un jour avoir le courage de le dire, de passer le cap, et de m'assumer entièrement.
Par Valie et Isaak
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Lundi 9 novembre 2009

http://www.lejdd.fr/Culture/Musique/Actualite/Un-dernier-verre-avec-Buika-148986/

La nouvelle star de la copla espagnole s’appelle Concha Buika, elle est noire et Pedro Almodovar l’adore. En concert à Paris le 13 novembre.


"Sa voix me rappelle la rage de La Lupe avec, parfois, un soupçon d’Olga Guillot" déclare Pedro Almodovar à propos de la chanteuse Buika. Vu ce qu’ont représenté les divas cubaines La Lupe et Olga Guillot dans années 30 et 40 dans le monde hispanique et bien au-delà, on mesure la taille du compliment. Mais on ne s’en étonne pas plus que ça. Le cinéaste espagnol, grand amateur de boléros déchirants, n’est-il pas celui qui avait remis au goût du jour la fameuse complainte Piensa En Mi dans son film Talons Aiguilles?


Depuis Mi Nina Lola, l’album qui nous a révélé sa voix profonde tout en lui ouvrant les portes du succès international en 2006, on se doutait bien que la chanteuse Concha Buika ne passerait pas longtemps inaperçue. Aujourd’hui c’est acquis, les récompenses, les disques, les concerts s’enchaînent. Et les louanges d’Almodovar sont inscrites noir sur blanc dans le livret du nouveau disque de Buika, El Ultimo Trago ("Le dernier verre"), enregistré en mai dernier à Cuba avec le pianiste Chucho Valdès. Entre temps, en 2008, il y a eu aussi Nina De Fuego, album de reprises et de créations abordant, lui aussi, chacune des variantes de la musique populaire espagnole: copla (chanson populaire des années 30 et 40), tango, buleria, bolero, ranchera… Le tout chaque fois produit dans une acoustique élégante, réglée au millimètre par le grand producteur Javier Limon (Lagrimas Negras, Paco de Lucia…).

Bisexualité et cannabis

Et c’est peu dire que cette interprète au tempérament de feu peut tout faire. Si les trois disques qu’on lui connaît sont de facture éminente, cela n’empêche pas Buika d’y glisser quelques unes de ces saillies radicales dont elle a le secret. Dans Mi Nina Lola, elle avait ainsi osé Jodida pero contenta ("Niquée mais contente"), une composition qui raisonne sur les bénéfices qu’on peut tirer d’expériences douloureuses. Et qui reflète bien l’esprit très libre de cette chanteuse qui ne cache ni sa bisexualité ni son penchant pour le cannabis…


La découvrir sur scène est une expérience marquante: Buika est de ces artistes qui se consument avec leurs chansons, nous rappelant la légendaire mexicaine Chavela Vargas, dont elle reprend plusieurs fameuses chansons et qu’elle connaît personnellement. "Nous nous connaissons depuis cinq ans et je peux dire qu’elle m’a à la bonne" sourit Buika, pas peu fière. "Elle dit que je suis sa fille noire et que, comme elle, j’ai le diable sur la langue!"

De l'electro au violoncelle

Car l’origine africaine de Buika, c’est évidemment la grande affaire. Pourtant, fille d’exilés guinéens née aux Baléares, elle n’a jamais connu l’Afrique qu’indirectement au travers des dialectes et chansons de son enfance. Du côté de Palma de Majorque, elle est élevée à la dure dans un quartier déshérité au sein d’une fratrie de sept dont la mère, femme de ménage qui aime le jazz et Edith Piaf, peine à joindre les deux bouts. Le père, mathématicien et penseur socialiste, quitte le giron familial sans plus jamais donner de nouvelles quand Buika a 9 ans. C’est alors avec les gitans du coin qu’elle est initiée à la culture flamenco et développe sa fibre artiste du genre touche à tout. "Adolescente, j’étais bassiste et chanteuse d’une groupe plutôt hard métal, Tabu Zoo. Après, à Londres, j’ai un peu tout fait, nettoyé des cafés, chanté dans des mariages et même fait hôtesse pour un service de téléphone érotique ! C’est comme ça que j’ai payé ma première guitare."

De retour à Majorque, elle parvient à se concentrer sur la musique en se produisant avec des groupes locaux devant les touristes. Puis repart, cette fois à Las Vegas, où sa ressemblance à Tina Turner, et surtout ses capacités vocales, lui permettent de chanter dans une revue pendant un an. Parallèlement, au fil des années 90, elle se met à composer de la musique électro house, sans rapport avec les belles chansons qu’elle défend aujourd’hui… Et maintenant? "J’étudie le violoncelle, répond Buika sans ciller, car j’adore le son solennel et profond de cet instrument, l’élégance de sa tristesse. Vous savez, ma mère était très tribale et elle ne distinguait pas les styles musicaux. Elle se servait un peu partout et je fais de même car l’essentiel est ailleurs, dans les problèmes que les gens cherchent à exorciser par la musique depuis des centaines d’années: l’amour, les malentendus, la colère, voilà ce qui compte !"


Son aura et le succès actuel de son génie pour chanter en tragédienne, ne pourraient-ils faire d’elle une magnifique actrice… dans un film d’Almodovar? "Honnêtement je ne le crois pas, répond Buika. Cela fait 37 ans que je me demande qui est là lorsque je me regarde dans un miroir et je commence seulement à me reconnaître… Alors je ne me vois pas entrer dans la peau d’un autre." Même en lâchant prise et en improvisant, ce qu’elle fait si bien sur scène? "Si j’improvise, c’est que je ne peux pas faire autrement, je n’aime pas me sentir trop sûre ou en contrôle sur scène. Je laisse aller mes émotions, je joue avec ma mémoire, je pense à mes expériences personnelles, heureuses ou affreuses selon les chansons." Mais n’est-ce pas là, justement dans leur intériorité inventive, que les grands acteurs puisent leur génie? "Peut-être, mais je ne suis pas de ceux qui peuvent apprendre à pleurer ou feindre d’être en joie. Ce que je fais ne s’apprend pas mais se vit, tout bonnement. Même sur scène, je ne peux pas être dans le contrôle, je suis dans la musique." Et après le dernier verre qu’est ce qu’elle fait? "J’en commande un autre!"


Le 13 novembre à Pleyel, 252 rue du fbg-St-Honoré, Paris 8°. Tarif : 45 à 60 €. Tél. 01 53 75 28 44.

Album El Ultimo Trago, Buika con la colaboracion de Chucho Valdès (Casa Limon / Warner)

Par Valie et Isaak
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Lundi 9 novembre 2009

http://www.sudouest.com/charente-maritime/loisirs-culture/article/762555/mil/5333892.html

100 films, autant de regards

« Black Wave, l'héritage de l'Exxon Valdez », projeté ce soir, à 20 h 30, à la Maison de quartier de Port-Neuf. (Photo chris wilkins)
« Black Wave, l'héritage de l'Exxon Valdez », projeté ce soir, à 20 h 30, à la Maison de quartier de Port-Neuf. (Photo chris wilkins)

Proposant une diversité de regards sur la condition humaine et l'état du monde, le Festival international du documentaire de création de La Rochelle, plus connu sous l'intitulé Escales documentaires, occupe une place particulière dans le paysage audiovisuel charentais-maritime.

Rendez-vous attendu par les cinéphiles et les néophytes, tous réunis par la conviction que ce genre cinématographique apporte une lourde part de sens, cette initiative propose pour sa neuvième édition - de ce lundi 9 au 15 novembre - une programmation dense.


13 catégories


100 films (contre 60 l'an passé) sont répartis en 13 sessions ou catégories, dont l'incontournable compétition internationale, avec 12 films, sachant que cette année, chaque documentaire sera projeté deux fois (1), une session de rattrapage pour le public mais aussi le jury.


Cette année encore, les films présents dans cette session sont en capacité de faire réfléchir sur différents faits de société, avec, par exemple, « Bana bak - Look at me » (Ayla Gottschlich, 63 min, Allemagne, 2008) qui entre dans le milieu lesbien et bisexuel en Turquie ; ou d'effectuer des retours sur l'histoire contemporaine, comme le propose « Barbe bleue » (Jeanne Gailhoustet, 13 min, France, 2008) qui traite du 11 septembre 1973, jour où le corps de Salvador Allende est évacué par une porte du palais présidentiel de Santiago du Chili. Porte qui restera murée pendant trente ans.


Honneur aux maîtres


Alors que le site Internet (2) du festival donne le menu dans le détail, il convient aussi de saluer la constance d'une manifestation qui, si elle fait une place de choix aux jeunes documentaristes, tire aussi son chapeau à des maîtres du genre via une rétrospective.


Vittorio de Seta, documentariste italien de 86 ans, qui sera présent durant la manifestation, à l'instar de nombre de réalisateurs, est ainsi à l'honneur avec quinze de ses films.


Notons que le dernier en date « Lettere dal Sahara », réalisé en 2006, s'intéresse au vécu, un film humaniste. Un autre de ses films « Journal d'un instituteur » (1972) ouvrira le festival, ce soir, à 20 heures.


(1) Le festival dispose de 13 lieux de diffusion dont plusieurs dans les quartiers de La Rochelle. Les projections sont à un prix symbolique ou gratuites. (2) www.carre-amelot.net/escalesdocumentaires.


Auteur : ÉRIC CHAUVEAU
e.chauveau@sudouest.com
Par Valie et Isaak
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Samedi 7 novembre 2009

STRASBOURG, 7 nov 2009 (AFP) - 06.11.2009 23:23

Le Théâtre National de Strasbourg a accueilli vendredi, en première mondiale, la création de "Vieux Carré", une pièce adaptée du roman autobiographique de Tennessee Williams par The Wooster Group.

Le Théâtre National de Strasbourg a accueilli vendredi, en première mondiale, la création de "Vieux Carré", une pièce adaptée du roman autobiographique de Tennessee Williams par The Wooster Group.


Le célebre collectif new-yorkais la présentera, également en novembre, à Paris puis, en mai 2010, à Vienne.


Elizabeth LeCompte a mis en scène ce huis-clos dans un meublé sordide du Vieux Carré, un quartier de la Nouvelle Orléans. Un jeune écrivain désargenté - il a mis sa machine à écrire au clou - y côtoie dans les années 30 des colocataires prisonniers de leur sexualité et qui vont lui révéler son homosexualité.


Le jeune homme, incarné par Ari Fliakos, se laisse séduire par le peintre qui habite la chambre voisine, un prédateur sexuel qui se meurt de tuberculose. Jane, une voisine bien campée par Kate Valk, cherche l'amitié de l'écrivain en herbe qui lui préfère son petit ami bisexuel et abruti de drogues. La tenancière, Mrs. Wire, bien servie par l'excellente Ellen Mills, sombre dans la folie.

De l'extérieur n'arrivera jamais que le bruit des gouttes de pluie que l'on voit sur des écrans à plasma en fond de scène, dans la pure tradition du Wooster Group qui associe volontiers texte et technologies.


Le roman, dont est tiré ce spectacle de 1H4O, a été écrit à la fin des années 70 à un moment où des artistes influents sont actifs dans la libération gay. On y retrouve des personnages de pièces antérieures de Tennessee Williams.


La pièce peut sembler plus terne que les autres oeuvres qui regorgent de drames, de morts, de castrations. Mais Tennessee Williams a écrit "Vieux Carré" après de dix ans de dépression, de drogues et d'alcool.


Co-produite par le TNS, Wiener Festwochen, Les Spectacles vivants-Centre Pompidou, Festival d'Automne, la pièce en anglais a reçu un accueil poli dans la petite salle du TNS, désservie par des sous-titres en français totalement illisibles vendredi soir pour certains des 250 spectateurs.

A Strasbourg jusqu'au samedi 14 novembre, sauf le 9, puis au Festival d'Automne à Paris, Centre Pompidou du 19 au 23 novembre, et en mai 2010 au Festival de Vienne.

Par Valie et Isaak
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Jeudi 5 novembre 2009

http://www.touristiquementgay.com/actualites/actualites11-05-2009-west-hollywood-destination-gay-friendly-non-reconnue.php



5 novembre
2009 - Tag : Tourisme

Si vous prévoyez protester contre l'interdiction des mariages de même sexe, le meilleur endroit s'avère être West Hollywood, une ville connue comme un centre national pour l'activisme gay et la politique. Mais y aller en vacances, est-ce une bonne affaire ?


West Hollywood - où plus du tiers de la population s'identifie comme étant gays, lesbiennes, bisexuelles ou transgenres - est bien connue des gens du pays et attire de nombreux visiteurs de partout à travers le monde. Mais ce n'est pas une des principales destinations nationales ou internationales gays friendly. Pourquoi ?


La ville de West Hollywood, désireuse de consolider les recettes financières, veut étendre sa portée au niveau du tourisme LGBT. Elle mettra en place un site internet dédié à la communauté LGBT ainsi qu'une panoplie de publicité allant en ce sens. Même dans une économie fragile, les touristes gays et lesbiennes ont tendance à exercer un revenu disponible plus élevé et sont plus enclins à dépenser pour le voyage et les loisirs que les touristes hétérosexuels. De nombreuses études le démontrent.


Au cours des dernières années, des villes comme Philadelphie, Fort Lauderdale, Chicago et Bloomington, ont lancé des campagnes pour attirer les touristes gays. La tendance au tourisme gay est tellement populaire que le directeur marketing de la compagnie aérienne American Airlines tend la main aux homosexuels depuis plusieurs années.


La ville de West Hollywood ne disposait pas, jusqu'à tout récemment, un site officiel dédié aux touristes gays. De plus, le budget pour les campagnes publicitaires afin d'attirer les touristes gays et lesbiennes était seulement d'environ 1,5 million.


West Hollywood devrait dans les prochaines années, tenter de se placer en haut de la liste des destinations gays américaines afin de concurrencer ses rivaux qui ont rapidement pris leur place dans ce marché.


Scène gay des États-Unis

États-Unis gay

Par Valie et Isaak
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Jeudi 5 novembre 2009

Sauvons Nemat SAFAVI

Sauvons NEMAT SAFAVI, homosexuel Iranien condamné à mort.

 

Une pétition existe ici 

 

Voici l'article du journal La Provence du 02 novembre 2009

 

 

http://www.lapetition.be/en-ligne/contre-la-comdamnation-de-nemat-safavi-coupable-dacte-de-sodomie-5247.html

Contre la condamnation de Nemat Safavi coupable d'acte de sodomie


URL Courte :
http://5247.lapetition.be/


Nemat Safavi avait 16 ans lorsque la police iranienne l'a arrêté. Reconnu coupable d'acte de sodomie, il a été condamné à mort et attend toujours son exécution.

Selon nos informations, l'Iran s'apprête une nouvelle fois à exécuter un jeune homme arrêté alors qu'il était mineur. Nemat Safavi, reconnu coupable d'avoir pratiqué «des actes sexuels qui ne sont pas admis», a été condamné par le tribunal d'Ardabil, en Azerbaidjan iranien, à la peine de mort. Détenu depuis plus de trois ans, il attend désormais que la cour suprême valide la sentence et aucune information n'est donnée par la justice sur son sort.

L'Iran a signé deux traités internationaux portant sur la protection de l'enfance. Le pays s'est engagé à ne plus exécuter aucun citoyen mineur au moment des faits repprochés. Nemat Safavi fait partie de la liste tenue à jour par Amnesty des mineurs jugés et en attente d'exécution en Iran. Le Parlement européen, l'Onu, la prix Nobel de la Paix Chirine Ebadi ont demandé à l'Iran de mettre fin aux exécutions de mineurs, en vain.

Deux autres jeunes hommes disparus
Par ailleurs, en février 2008, deux jeunes hommes, âgés de 18 et 19 ans, ont été arrêtés dans les mêmes conditions et dans la même région. Identifiés sous le nom de Loghman Hamzeh-pour et de Hamze Tchavi dans un premier temps, ces deux Iraniens n'ont, depuis, plus donné de nouvelles à leurs amis.

Merci de bien vouloir signer cette pétition

Signer la pétition / De petitie ondertekenen. Signer la pétition / De petitie ondertekenen.

Liste des signataires de la pétition (263)

# Nom / Naam Prénom / Voornaam Localité / Plaats Code postal / Postcode Pays / Land Profession / Beroep
263 Juan Marcos Valle Málaga 29190 Espagne Informatique
262 Méndez Víctor Madrid 28047 Madrid
261 Alberto Franco San Emeterio Bilbao 48950 ESPAÑA-SPAIN REPOSTERO
260 Violet Renaud Strasbourg France
259 Barthes Bruno paris 75015 france menuisier
258 Guenot Fabien France Etudiant
257 Casado Castro Mathias Paris 75018 France photographe
256 ducamp anne
255 BAULE david lyon 69001 France Directeur artistique
254 Thito Philippe Brussels 1060 Belgium

Voir les signataires.

Le bouton

Contre la condamnation de Nemat Safavi coupable d'acte de sodomie

Par Valie et Isaak
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Jeudi 5 novembre 2009

http://www.lesdessousdusport.fr/les-bleues-en-mode-glamour-3758
/
- le 10 mars 2009 à 18h40

Par Thomas HETEAU

Photos Evenement 1

Afin d'assurer la promotion du football féminin, la Fédération française de football lance une campagne publicitaire avec des joueuses de l'équipe de France posant nues. Objectif ? Faire parler d’elles et remplir les stades.


"Faut-il en arriver là pour que vous veniez nous voir jouer ?". Telle est la question que se posent les joueuses de l’équipe de France à travers cette nouvelle campagne publicitaire lancée par la Fédération française de football. Car si les Bleues ont décidé de tomber le maillot, c’est bien pour que l’on s’intéresse enfin à elles. Se dénuder pour créer le buzz, classique mais efficace.


"Quand la Fédération nous a parlé de ce projet, nous avons trouvé ça super intéressant", se souvient Sarah Bouhaddi, gardien de l’équipe de France, joint par la rédaction. "Nous avons accepté de participer à cette campagne pour faire réagir les gens sur le foot féminin. Choquer le public pour qu’il vienne enfin nous voir jouer. Ce n’est pas parce qu’on est des femmes qu’il ne faut pas nous soutenir". Avec la publication de ces photos, les joueuses espèrent développer la couverture médiatique de l’équipe, qualifiée à l’Euro 2009, changer l’image que le public a du football féminin et augmenter la fréquentation dans les stades en suscitant l’intérêt et la curiosité.


"La campagne c’est bien, mais mon discours avec les filles reste le même : leur beauté, c’est leur jeu", explique Bruno Bini, l’entraîneur national. "Venez les voir jouer, vous verrez. Lorsque les gens sortent d’un match, ils nous disent tous qu’ils ne pensaient pas que le jeu féminin était aussi joli. Les filles méritent qu’il y ait plus de monde dans les stades et de meilleures conditions. Elles bossent dur. On verra ce que cette campagne va donner, mais c’est courageux de leur part. Elles s’approprient leur discipline".


Et apparemment, ça marche. Même si le coach semble quelque peu désabusé. "Le problème, c’est qu’on parle des photos et pas du jeu", déplore-t-il. "Nous n’avons jamais eu autant de demandes d’interviews que depuis la publication de ces photos. Ça prouve qu’on est dans un monde de machos et de "beaufs". On peut mourir à Chypre (tournoi que dispute actuellement l'équipe de France, ndlr), tout le monde s’en fout. C’est désespérant". Désespérant peut-être, mais le but est atteint. "Oui c’était l’objectif", confirme Sarah. "Mais c’est quand même grave d’en arriver là. Le foot féminin n’est pas reconnu à sa juste valeur. C’est un jeu différent de celui des garçons. C’est moins violent et plus technique. Ce n’est même pas comparable".


En attendant que l’on daigne enfin jeter un œil sur leurs jeux de jambes, les Bleues continent leur petit bout de chemin qui les mènera à l’Euro, du 23 août au 10 septembre en Finlande. Elles viennent de s’imposer face à l’Afrique du Sud (3-2) dans le cadre du tournoi international de Chypre et terminent 2e de leur poule, juste derrière l’Angleterre. "C’est bien, on a pris 7 points sur les 9 possibles", analyse Bruno Bini. "On se prépare tranquillement, on donne du temps de jeu à certaines et on apprend à vivre ensemble. Après Chypre, nous aurons une double confrontation contre la Suisse au mois d’avril. Ensuite, on va laisser les filles terminer leur saison avec leur club".

Photo evenement 4

La suite du diaporama, c'est par ici...


 

Par Valie et Isaak
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